Géographie
Extrait du rapport d’exploration de Tam Dufourspritz, explorateur émérite de la Cour d’Emren:
“Emren trône majestueusement au centre du Monde Connu, une terre bénie où les routes du commerce se tissent en un réseau foisonnant. Telle une étoile centrale, ses frontières s'entrelacent avec celles des six autres royaumes, créant des voies florissantes qui s'étirent jusqu'à l'horizon. La géographie d'Emren est un tableau de variétés : des lacs miroitants reflètent le bleu du ciel, des montagnes majestueuses étreignent les cieux avec une étreinte grandiose, et des fleuves sinueux, tels des rubans d'argent, lient les terres fertiles. Un climat tempéré, doux comme une caresse, enveloppe la majeure partie du territoire, dorlotant les champs d'or de blé et les vignobles luxuriants. Le sud du royaume, caressé par les vents chauds, chuchote des promesses d'un été éternel. Ainsi se dresse Emren, un havre où la paix et la prospérité trouvent leur refuge.
Les lieux emblématiques d'Emren sont autant de joyaux qui parsèment son paysage et forgent son histoire. Au cœur du royaume, Dara, capitale fière et florissante, se dresse en témoignage de la grandeur d'Emren. Vers le sud, le Port de l'Aube se déploie en une métropole portuaire bruyante, où le commerce et les échanges s'animent avec les contrées lointaines. Meredrynn, perchée sur la crête des ours, surgit des cendres de la Grande Guerre, étoile resplendissante du royaume où les biens affluent et où les voyageurs se croisent. Clairvent, ville frontalière, joue le rôle de tampon entre Emren et le Royaume d'Arengold. Non loin de la majestueuse Cité de Grandes Eaux se trouve le Lac des Ours, un recoin paisible où les eaux miroitantes reflètent la splendeur du paysage. Enfin, Cap Brenn, sentinelle du sud, se dresse en tant que point d'ancrage stratégique et bastion de défense.
Parmi les éléments notables d'Emren, Fort Holme et Fort Liche trônent en sentinelles. Témoins des jours obscurs de la Grande Guerre, lorsque la puissance d'Emren brillait de mille feux, ces forteresses imposantes demeurent une étreinte tenace de la résilience et de la vigueur du royaume. Leurs tours élevées défient les cieux, évoquant silencieusement l'histoire tourmentée d'Emren, inscrite dans leurs pierres.”
Faune.
Les vastes étendues d'Emren abritent une biodiversité riche et envoûtante, où les animaux sauvages prospèrent. Les forêts profondes sont parcourues par les cerfs majestueux, qui traversent gracieusement les bois, et les aigles solitaires qui planent dans les cieux azurés. Cependant, d'autres créatures se cachent dans les recoins sombres de la nature d'Emren.
Le galard, une créature à plume dotée d'un bec semblable à celui d'un faisan, trouve sa demeure dans les forêts. Incapable de prendre son envol malgré ses ailes, il vit en petites communautés dirigées par un mâle dominant. Son comportement timide et méfiant en fait une proie difficile à chasser, bien que sa chair exquise en fasse un gibier prisé. Les plumes chatoyantes qui l'ornent ne sont pas seulement une décoration naturelle, mais elles trouvent aussi leur place dans les ornements de certains atours. Étonnement, les Emreniens n’apprécient pas particulièrement cette mode et les plumes vont être vendues sur des marchés lointains où elles seront admirées à leur juste valeur, notamment en Qao.
Le carnasse, un oiseau de proie vorace, campe dans les hauteurs des arbres, traquant sans relâche ses petites proies imprudentes. Son vol silencieux et ses yeux perçants font de lui un prédateur furtif, quasiment insaisissable. Les branches feuillues de la canopée forment son domaine, rendant difficile et périlleuse toute tentative de capture. Les rares chasseurs qui réussissent à ramener un carnasse.
Enfin, l’habitant le plus notable des clairières d’Emren, c’est le grefur. Entre le lièvre et le renard, ce mammifère peut faire la taille d’un gros chien. Bien qu’omnivore, il passe la majeure partie de sa nuit à traquer des petits rongeurs, plus par amusement que par véritable appétence pour leur chair. Chasseur hors pair, il est maître de la discrétion et d’une rapidité incroyable. Longtemps piégé pour sa fourrure très recherchée, il est aujourd’hui nécessaire de posséder une autorisation ducale pour le chasser. Seule une poignée de chasseurs ont ce privilège et tout contrevenant est très sévèrement puni. Cette politique fait de la fourrure de grefur un bien très rare et donc très cher, favorisant un marché parallèle très lucratif pour les braconniers les plus courageux.